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Knowledge Mapping and Management pour accompagner votre entreprise vers la performance

Ce blog vise à montrer certaines connaissances qui ne sont pas spontanément accessibles.
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Genèse du concept KM2



  • Que faut-il apprendre que je ne sais pas ? Cette question se pose toujours, par nature, car l’intérêt de faire venir un expert extérieur est un regard autre, avec une culture différente. Mais il faut aussi s’approprier la culture locale aux multiples ramifications techniques, administratives, financières, etc !
  • Comment optimiser les entretiens avec mes interlocuteurs ?
  • Comment optimiser la tenue des réunions, des entretiens téléphoniques, etc. ?
J’ai beaucoup réfléchi à ces sujets, avec mon expérience d’ingénieur, de spécialiste d’intelligence artificielle, d’informaticien et spécialiste des environnements de programmation et compilateurs, d’ergonomie cognitive .. pour arriver à une synthèse unique qui est la méthode KM2.

Distinguer Savoirs et Connaissance
Les savoirs et informations sont stockés dans les livres et ordinateurs.
Les savoirs sont collectifs et transmissibles par des lignes téléphoniques.
La connaissance est stockée dans le cerveau. La connaissance est propre à l’individu, à sa compréhension du monde, en fonction des connaissances qui lui ont été transmises.

Le paradoxe de l’accélération de l’intelligence
On est ainsi face à un paradoxe et une incompatibilité physique : on voudrait accélérer la gestion des connaissances qui sont dans le cerveau des individus, alors que l’outil performant, l’ordinateur, travaille dans un autre univers lié aux données et à leur transformation. C’est pourquoi nous avons entrepris des études plus fines et fondamentales sur les façons et possibilités de transfert de connaissances vers les savoirs. Il n’y a pas de « petite connaissance » et de « grande connaissance » : il y a une continuité de connaissances qui s’assemblent pour former des systèmes de connaissance de plus en plus vastes, et dont les détails doivent rester accessibles.
Le système de gestion de connaissance doit gérer l’hétérogénéité de la connaissance et des sources de connaissance. En particulier :
  • Les processus qui mènent à la connaissance doivent être gérés comme des formes de connaissance.
  • L’organisation des savoirs d’un sujet est aussi un savoir.
  • Si les connaissances sont notées dans un langage approprié, alors on peut automatiser certains traitements.
  • La notation des savoirs est un point clé dans la performance de la gestion des connaissances.
La méthode KM2 découle à la fois de ces nouveaux concepts et surtout d’outils permettant d’en utiliser toute la puissance.

Quelles approches antérieures ?
KM2 utilise un logiciel dit de « Mind-Mapping ». Les logiciels de « MindMapping » sont des logiciels de dessins d’arbres et de graphes interactifs. Le mind-mapping est une approche strictement incluse dans la méthode KM2.
L’approche KM2 L'approche MindMapping
  • L’approche est systémique dans la recherche de performance pour l’entreprise et pour développer des systèmes d’automatisation des tâches.
  • KM2 est une étude systématique et historique sur les systèmes de notations et de représentations de connaissances,
  • KM2 est basée sur des connaissances mathématiques de la théorie des graphes et les implémentations informatiques.
  • L’informatique est un point clef de la méthode KM2.
  • Les hyperliens et les représentations graphique structurées
  • Des schémas avec lesquels on peut calculer.
  • Les dessins ne sont que le premier étage de la méthode KM2 : certains dessins sont générés automatiquement, et on peut générer automatiquement des documents (textes, programmes) à partir de ces dessins.
  • Une réflexion sur l’apprentissage et l’idéation, dans une optique de mémorisation et de simplification
  • Des schémas purement graphiques,
  • Les dessins sont faits manuellement mais peuvent aussi être générés automatiquement.
  • Les dessins sont une fin en soi
KM2 est aussi basé sur la théorie des graphes, la représentation des connaissances par les frames, les structures des encyclopédies, les environnements de programmation, les hyperliens, l’ergonomie cognitive, etc.

Pourquoi KM2 ?
Plusieurs idées ont convergé pour cette dénomination :
  • KM2 : Knowledge Mapping and Management
  • KM2 est au moins mille fois mieux (K = 1000) que le Mind Mapping (M2) , d’où KM2
  • Les pages de notation KM2 sont quasiment infinies dans les deux directions : on peut espérer prendre non pas des km de notes mais des km² !
par exemple une page Xmind peut couvrir l’équivalent de 2500 pages A4 (150 m²) !


OFFRE KM2

L‘offre KM2
KM2 est une méthode ET un kit de logiciels. L’offre KM2 est une offre complète :
  1. Des formations à la méthodologie et aux notations non linéaires pour les connaissances.
  2. Des outils de gestion des notations et des blocs de connaissance, avec un puissant moteur de recherche .
  3. Des outils d’aide à la synthèse : un module permet par exemple de générer des synthèses sur une série de réunions ou des documents Word en quelques secondes.

La méthode KM2
La méthode KM2 est une méthode de gestion de connaissances. Elle est basée sur le système des notations SGH. Il s’agit d’une méthode spécifique d’organisation des connaissances et de classement des fichiers.
Cette méthode est « scalable » (passage à l’échelle) au sens qu’elle admet :
    • plusieurs personnes travaillant sur le même environnement de connaissances, et
    • une grande variété d’outils et logiciels complémentaires
  • Une démarche pour constituer des blocs et cônes de connaissances.

Le logiciel KM2
La méthode KM2 repose sur 2 logiciels : Le logiciel spécifique « KM2 » . Ce logiciel permet :
  • d’indexer des fichiers XMIND et de chercher quels fichiers contiennent un mot ou une chaine de caractère donné
  • de mémoriser tous les documents de travail de tous types, et de les retrouver facilement par date ou mots-clés
  • de restaurer automatiquement les liens dans des fichiers Xmind :
    • lorsque un document fait référence à d’autres documents via des hyperliens, lorsque ces fichiers sont déplacés physiquement l’hyperlien (qui est une adresse physique) ne fonctionne plus. Le logiciel KM2 va rechercher sur le disque les fichiers du même nom et restaurer ces liens.
    • Cette fonction est très utile pour pouvoir mieux gérer ses propres documents
de constituer automatiquement des documents au format Xmind :
  • des réunions
  • des todo list
KM2 intègre un mini-éditeur de texte qui permet d’activer des fonctions de traitement sur des fichiers sélectionnés ou sur les lignes qui en forment le contenu, pour les transformer en SGH et réciproquement.
Un logiciel générique de manipulation de graphes : XMIND.
  • Xmind est un logiciel de manipulation de graphes et permettant la gestion de documents SGH.
  • KM2 fonctionne aussi (en termes d’indexation) avec d’autres outils comme MindMeister, Freemind et Imindmap.

Ecriture linéaire ou non linéaire ?

Du codage linéaire du discours et de l’écriture …
L’écriture linéaire a été la grande invention des Babyloniens vers 3 600 avant JC (1) : on associe par convention une suite de symboles graphiques à une série de sons. L’écriture consiste à inscrire sur un substrat (tablette d’argile, papyrus, papier) ces symboles en une séquence ordonnée, ce qui permet de coder et reproduire des discours. L’écriture a été un outil fondamental pour la transmission des connaissances et savoirs. Contrairement à une vue parfois simpliste de l’écriture qui se limite à l’alphabet, les écritures, pour mieux coder le discours, utilisent aussi des séries de symboles pour coder les rythmes (les points, les virgules, …), les emphases (souligné, gras), les intonations (le ? et le !). Récemment, les émoticônes ont fait leur apparition pour mieux traduire les états d’âme du locuteur. D’autres conventions d’écriture permettent aussi de faciliter la compréhension de discours complexes et longs : titres de taille variable, forme des lettres, indentations, paragraphes, etc. Nous appelons ici « notation secondaire » cet environnement complet de symboles non alphabétiques. Ces autres symboles ne sont pas un simple complément, mais une part intégrale du discours et de sa qualité pour la transmission : il n’y a rien de pire qu’un discours sans intonation ni rythme ! La notation secondaire est un élément essentiel pour la transmission des connaissances et savoirs.

… vers le codage linéaire de la pensée
L’écriture code le discours, mais ne code pas bien la pensée ni la connaissance (cf article sur les notations). Lorsque le discours présente un raisonnement, un exposé, une histoire, une série de concepts sont exposés et concaténés: le début du discours est au début de la séquence écrite, et la fin du discours, plus tardive, se situe à la fin de la séquence codée. On inscrit ainsi une bijection entre le temps du discours (linéaire) et l’espace du substrat (linéaire découpé en lignes et pages). Alors que la pensée et les raisonnements sont hautement non linéaires, il n’y a qu’un seul ordre physique linéaire possible : l’écriture introduit des restrictions liées à l’expression. Prenons un exemple élémentaire de syllogisme:
Codage linéaire : « Socrate est un homme, tous les homme sont mortels, donc Socrate est mortel. »
Il y a en fait au moins 6 façons différentes d’exprimer le même raisonnement : La complexité de la compréhension de ce simple texte tient du fait que l’esprit doit découper les 3 concepts de base (« Socrate est un homme« , « tous les homme sont mortels« , « Socrate est mortel« ) en utilisant des séparateurs de concepts (la virgule, le point, etc.) et des marqueurs de raisonnement (« car », donc », « or »). On aurait aussi bien pu exprimer seulement ‘Socrate est mortel car Socrate est un homme‘, car tout le monde sait que les hommes sont mortels, et il n’y a donc pas besoin de le rappeler au lecteur qui le sait déjà. Imaginons un instant que les concepts présentés dans un syllogisme A et B => C dépassent les quelques mots et constituent un paragraphe ou une page de texte : le lecteur est obligé malgré lui de parcourir l’ensemble du texte pour arriver à son point d’intérêt. Le découpage du texte pour identifier les parties A, B et C n’est pas forcément immédiat.

Critique de la notation linéaire de l’écriture
Les inconvénients de l’écriture linéaire sont donc :
  • L’écriture est un concept sonore : d'aillleurs beaucoup de gens subvocalisent le texte (lecture intérieure silencieuse au rythme de la parole). Le système de traitement du son mobilise environ 10% du cerveau.
  • Les symboles codent relativement bien le discours sonore, mais il faut un réel effort intellectuel à plusieurs niveaux pour reconstituer le sens (mots -> concept -> raisonnement).
  • Les premiers éléments accessibles sont les mots, et non pas le type de raisonnement suivi on voudrait aussi disposer d’un format de lecture qui aurait un peu de la forme suivante : {je vais présenter un syllogisme dont la conclusion est « Socrate est mortel », et les prémisses sont « Socrate est un homme » et « tout homme est mortel} .
  • Le lecteur ne peut pas sauter facilement les éléments qu’il connait déjà ou qui ne l’intéressent pas : il est obligé de parcourir les paragraphes qui ne l’intéressent pas pour trouver les marqueurs de fin (mots, ponctuation, mise en page, etc).
  • Le texte n’est pas manipulable par ordinateur au niveau du sens et des concepts.
  • La linéarité temporelle du discours induit la linéarité de la pensée qui est limitative : la perception d’autres ordres et points de vue possibles n’est pas évidente.
  • L’avantage et aussi le pire est qu’il entraîne le lecteur à élaborer une représentation interne linéaire conforme à la présentation exacte du raisonnement de l’écrivain, forçant ainsi à une forme de mimétisme intellectuel, utile pour la propagande mais pas pour la compréhension et l’originalité de pensée. Il est aussi très difficile de s’extraire de ce formatage de la pensée.
Il est temps aujourd’hui de réaliser que cette technologie est peu performante, mais que l’ordinateur n’a pas apporté grand chose au niveau conceptuel, se contentant pour l’essentiel de remplacer la gomme et le crayon, et d’accélérer le principe de gravure sur tablettes d’argile :
  • L‘écriture linéaire avec ses 5000 ans d’âge, repose toujours sur la notion de substrat physique (la tablette d’argile, puis la page A4 ou celle d’un livre qui a été informatisée, mais dont on retrouve toutes les traces via les pdf et les imprimantes).
  • Pire, les logiciels existants ne sont pas adaptés à la manipulation du discours : les traitements de texte sont de facto des traitements de séquences de symboles (on peut déplacer des blocs, souligner, etc). Pour le sens on voudrait cliquer sur un bouton pour passer d’une phrase à l’actif au passif directement , ou bien disposer des phrases alternatives à partir d’une seule phrase originale comme ci-dessus. La permutation de 2 phrases se heurte aux références arrière, voire nécessite des recombinaisons complexes (comparer : {Le chat a attrapé la souris. Il la mange} et {Il la mange. Le chat a attrapé la souris.} et {Le chat mange la souris qu’il a attrapée})
  • Le texte est ainsi gravé dans l’ordinateur comme il est gravé dans la pierre ou imprimé sur le papier.
  • Il y a d’autres limitations simples : le parallélisme ne s’inscrit pas dans le discours (comment traduire simplement que deux idées sont au même niveau, ou que deux actions se passent en même temps ?) , ni le déroulement du temps (coder une partition de musique sous forme de texte est une mission impossible !).
  • Le système de traitement visuel mobilise environ 50% du cerveau.
Le codage linéaire ne permet facilement pas la pensée complexe. Cette technologie, qui a plus de 5000 ans d’âge a été à peine améliorée par l’ordinateur.

Concept de notation non linéaire : SGH
L’écriture non linéaire est basée sur des schémas. Le syllogisme précédent est ainsi représenté par :


Les notations SGH
La notation SGH (Scripto-Graphique à Hyperliens) est un principe d’écriture basé sur ces dessins mélangeant l’écriture traditionnelle, les graphiques et les graphes, ainsi que les hyperliens. Un graphe de connaissance est composé d’atomes de représentation SGH, liés par des liens. Chaque atome est une combinaison de :
  • Un texte court, en écriture traditionnelle.
  • Un graphique ou une image
  • Un (ou plusieurs) liens vers d’autres atomes de connaissance
  • Un (ou plusieurs) hyperliens vers d’autres graphes de connaissance.
Les hyperliens font références à d’autres graphes, et plus généralement à tout type de document informatique accessible par l’ordinateur (fichiers, pages web, etc). La difficulté est le passage à l’échelle : travailler avec ces graphes apporte-t-il des formes de productivité supérieure ? Les notations SGH favorisent l’approche descendante (du raisonnement vers les détails) par rapport à l’approche ascendante (des détails vers la synthèse). Ceci donne une grande efficacité pour les schémas de pensée qui sont récupérables et instanciables avec d’autres éléments.

Avantages
La notation non linéaire présente plusieurs avantages :
  • le découpage des concepts est clair et immédiat à percevoir
  • l’articulation du raisonnement est visible d’emblée
  • la lecture partielle est possible
  • le nombre de symboles diminue, et la structure du raisonnement étant évidente, la compréhension est améliorée
  • il y a de nombreux sens de lecture selon l’ordre dans lequel on lit le schéma.
  • la notation secondaire fait partie intégrante du système de communication
  • Le système visuel mobilise 50% du cerveau et présente un grand degré de parallélisme et de puissance pour le traitent de ce système de notations.

Démultiplier la puissance de l’écriture
Grâce à l’ordinateur, cette solution est la technologie du futur car elle utilise à plein les possibilités de l’informatique (3) :
  • il y a la possibilité d’avoir des pages quasi-infinies
  • les schémas graphiques sont manipulables ‘facilement’ par ordinateur, pour des variantes , y compris en lecture :
  • la lecture peut s’aider d’outils,
  • il n’y a pas de structure figée car les écrans sont modifiables à l’infini,
  • il existe de nombreux sens de lecture ou d’exposé à partir du même schéma.
Bien sûr il y a quelques inconvénients et difficultés avec ce système de notations mais qui ne lui sont pas intrinsèques:
  • Il n’est pas généralisé, ni est enseigné à l’école : il faut un apprentissage de la lecture et de l’écriture spécifiques heureusement cet apprentissage n’est pas trop difficile la diffusion de documents non linéaires se heurte à l’omniprésence du linéaire.
  • Il repose essentiellement sur les fonctionnalités de l’informatique : il vaut mieux avoir un grand écran.
  • La production d’un document linéaire à partir de schémas SGH est facilitée par l’organisation, mais demande une interprétation spécifique (un parcours) du schéma.
  • Le format conduit à la concision, ce qui n’est pas toujours facile…
La vraie révolution de l’ordinateur est que les notations non linéaires deviennent un outil effectivement utilisable pour de nombreux usages : création et transmission de connaissances, définition et gestion de projets, brainstorming, gestion d’informations non structurées, etc. à la fois manuelle et automatisable.

Les notations SGH sont en effet simples et pratiques à manipuler :
  • Au raisonnement qui consiste à assembler des idées doit correspondre un assemblage graphique de plusieurs schémas. Un assemblage de schémas est aussi un schéma :
  • Cet assemblage est beaucoup plus simple que pour le texte pur, dont le contenu de chaque phrase dépend des phrases précédentes.
  • Le raisonnement fait appel à des connaissances ou à des raisonnements qui sont établis ‘ailleurs’, et dont l’inclusion intégrale compliquerait excessivement un schéma. Il faut donc un système de références dans les schémas comme dans les textes. L’informatique a proposé une solution élégante avec les hyperliens qu’il suffit de cliquer pour accéder à leur contenu.

Le passage à l’échelle : la méthode et le logiciel KM2
Manipuler des dessins est une tâche inhabituelle. Mais s’y retrouver dans des milliers de schémas représentant des connaissances, des informations, des analyses et des projets est une tâche impossible. Or il est indispensable que la manipulation de SGH soit au moins aussi facile que celle de textes classiques. C’est pourquoi une réflexion complémentaire a été faite pour développer des méthodes d’usage de ces graphes. Ceci a conduit au développement d’une méthode et du développement du logiciel KM2. Le logiciel KM2 fournit les éléments indispensables à l’utilisation efficace des graphes et des notations SGH :
  • un moteur de recherche dans ces graphes, qui permet de localiser instantanément les éléments recherchés.
  • un moteur d’assemblage de graphes, qui permet de sélectionner des sous-arbres dans plusieurs graphes et les assembler automatiquement en un seul élément.
  • des moteurs de génération de graphes, comme par exemple pour les notes des groupes de travail, qui sont constituées de plusieurs réunion, chacun donnant lieu à un graphe spécifique. Sous certaines conditions d’autorisations du logiciel de courrier, l’envoi aux participants est automatique.

NOTES ET REFERENCES
  • 1 – source : wikipedia\\ecriture. On pourrait aussi discuter de la date et du lieu de l’invention de l’écriture …
  • 2 – L’usage de pictogrammes (hiéroglyphes, sinogrammes, etc.) ne change rien à ce principe de linéarité, mais s’abstrait du codage sonore en représentant directement des symboles de concepts, indépendants de la langue parlée du locuteur.
  • 3 – Les logiciels de MindMapping sont assez bien adaptés à ce système de notations. Dont certains gratuits (par exemple Xmind, Freemind, …) ou payants ( MindMeister, iMindMap, etc).
  • 4 – des exemples simples de schémas :

Dyslexie en Corée


L’écriture coréenne s'appelle le hangeul (cf le hangeul\\wikipedia ) et est une écriture alphabétique et syllabique.
L'écriture de "Hangeul" en coréen.

L’écriture coréenne est très récente et moderne. Le plus remarquable est son efficacité.


Structure de l’écriture

Le hangeul utilise un alphabet et un système syllabique : la phrase s’écrit horizontalement de gauche à droite, les mots sont séparés par des espaces, les mots sont découpés en syllabes (jusque-là tout va bien …), mais les syllabes sont écrites avec des lettres disposées verticalement et en bloc.
Chaque syllabe est ainsi constituée d’une Consonne-Voyelle (CV) ou Consonne-Voyelle-Consonne (CVC).
Ainsi, Samsung s’écrit en coréen :

que l’on pourrait transcrire approximativement ainsi (en français):
Cette méthode d’écriture présente plusieurs avantages considérables :
  • La séparation des syllabes est immédiate (on retrouve ces disposition dans les livres d’apprentissage de la lecture du français aux enfants)
  • La prononciation des syllabes est régulière et découle d’une logique indéfectible.
  • L’apprentissage de la lecture est donc non seulement extrêmement rapide, mais le problème majeur de l’écriture linéaire est levé : les syllabes sont individualisées, leur lecture aisée donne directement le mot correct.

La transparence de l’écriture hangeul et du coréen


La notion de transparence d’une langue est une mesure de la qualité de l’association ‘son’ <==> ‘codage écrit’ : celle-ci doit être simple et parfaitement bijective et il n’y a qu’une interprétation (on prononce comme c’est écrit et réciproquement).

L’écriture coréenne illustre à l’extrême la notion de qualité de transparence de l’écriture.

Le français (et l’anglais) est à l’extrême opposé de ce principe (cf par exemple cette vidéo), avec son alphabet complexe, ses accents, et ses liaisons. Non seulement la séparation des syllabes est difficile mais le son de la syllabe dépend du contexte (cf le mot « chercher »). D’où les difficultés de nombreux enfants français (et anglais) à la lecture de l’écriture.
Le résultat est impressionnant :
  • Les enfants coréens apprennent à lire un an avant les enfants français en moyenne.
  • La dyslexie est un phénomène quasi-inconnu en Corée.
  • La notion de dictée pour l’orthographe est simplissime
  • L’enseignement peut se consacrer uniquement à l’apprentissage de connaissances.

Ceci conduit à une grande efficacité de l’enseignement et aussi de l’économie que nous constatons aujourd’hui.


Une histoire très mouvementée

Au-delà des caractéristiques techniques, l’histoire du hangeul est tellement inhabituelle et mouvementée qu’elle vaut la peine d’être contée.

En 1392, la Corée sort d’une période troublée et complexe de 150 ans d’occupations successives mongole et chinoise. Elle utilise alors l’écriture chinoise, dont l’accès était réservé aux lettrés, ce qui ne permet pas au peuple de lire les édits royaux. Le roi Sejong le Grand invente l’écriture Hangeul vers 1443 pour favoriser l’alphabétisation du peuple puis la promulgue en 1446. Bien plus tard, n’ayant pu avoir d’enfants de sa première épouse, il se remarie et a un fils Yeonsangun. Sa nouvelle épouse, ayant une idée très possessive du roi, fait exécuter les autres concubines. Mais ce dernier, le découvrant, l’exile puis la fait empoisonner.

Quelques années plus tard, vers 1494, à la mort de son père, Yeonsangun monte sur le trône, et commence à éliminer l’ancien entourage paternel. Puis il fait transformer l’université royale en palais de plaisirs personnels, et démolit les habitations de 20 000 personnes pour en faire un terrain de chasse. Lorsqu’il apprend les circonstances du décès de sa mère, son autoritarisme empire et il se met à régner par la force et la terreur. La protestation gagne le peuple, qui l’insulte et se moque de lui avec des panneaux et affiches écrits en Hangeul. Ceci le met dans une grande de fureur et il bannit l’écriture Hangeul en 1504, à peine 60 après sa création. Le despote sanguinaire est enfin démis de ses fonctions deux ans plus tard par une conspiration, sans regrets pour personne ! Passons 400 ans d’histoire complexe, où la Corée est successivement occupée à des titres divers par la chinois et les mongols, et enfin les japonais.
C’est alors en 1894 que l’écriture est de nouveau remise en usage, sous l’impulsion des occupants japonais, pour remplacer l’écriture et la langue chinoise. Mais cette écriture est à nouveau interdite durant l’occupation japonaise de 1920 à 1945, mais utilisée par les coréens comme acte de résistance.

Ce n’est qu’en 1945 après la fin de la 2ème guerre mondiale et la libération du pays qu’elle peut être enfin généralisée et permettre à la Corée de devenir le pays avec le plus haut d’alphabétisation du monde.

Enfin la Corée fête son alphabet par un jour national férié le 9 octobre!


L’écriture coréenne est-elle transposable au français ?

Le hangeul est parfaitement adapté à la langue coréenne. Le français a des sonorités plus complexes (plus de consonnes, les accents), des liaisons entre mots. Comme en allemand, il y a parfois des successions de consonnes ou de voyelles (ex « Christian ») qui ne permettent pas l’utilisation du hangeul en l’état. Enfin dans la culture française, les mots sont des marqueurs étymologiques et l’orthographe complexe un marqueur intellectuel… Le français reste une langue et un système d’écriture complexe. (cf video ici)

Il faudrait ensuite revoir tous les logiciels de traitements de textes, les livres, l’enseignement … Un défi majeur !


Pour aller plus loin l’alphabet coréen : hangeul


Les lignes de temps (timeline)

Les lignes de temps (Timeline)

Comment relier les événements et le temps, pour faire comprendre simplement et efficacement leurs interactions ?
La ligne de temps (autre termes : frise chronologique ou timeline en anglais) est un outil visuel d’aide à la compréhension.
À la base, une simple ligne, à laquelle on peut raccrocher visuellement des événements :

Révolution Française - Timeline
Il faut noter au passage que cette représentation est très occidentale : certaines cultures voient le temps s’écouler de la droite vers la gauche selon l’ordre d’écriture, du haut vers le bas ou le contraire, voire disposent d’un modèle circulaire du temps … mais restons sur notre concept de temps usuel pour la suite, linéaire et suivant l’écriture.
Cette présentation permet de mieux montrer la synchronisation d’événements historiques, par exemple la cartographie suivante, montrant les divisions de la France après Clovis jusqu’à Charles Martel :
Synchronisation d'événements historiques

L’intérêt des lignes de temps est aussi de rajouter d’autres informations de nature non événementielle. La ligne de temps la plus célèbre et aussi magnifique est celle de l’historien Minard sur la campagne de Russie de Napoléon , permettant de retracer l’évolution (désastreuse) des effectifs, la progression dans l’espace (aller et retour) et la température des lieux (glaciale) :


La manipulation informatique des lignes de temps est beaucoup plus pratique qu’avec le papier :

  • les outils permettent de jouer sur la durée (par exemple afficher une période entière allant de la durée de l’univers à des fractions de temps plus humaines comme l’année, le mois ou la journée). L’affichage du temps est réglé soit sur l’écoulement du temps (intervalles constants entre dates) soit sur les événements (distance constante entre événements). La ligne entière, qui ne tient que rarement sur une page A4 imprimée, peut défiler à la demande. La limitation des outils de type Powerpoint est alors patente !
  • les outils permettent aussi de choisir le type des contenus: si le temps est une dimension partagée par tous, l’affichage à la demande de plusieurs thématiques à la demande est un moyen de rapprochement et compréhension très intéressant (cf par exemple la carte de Minard ci-dessus).

Je vous invite à visiter chronozoom, démontrant cette double vision temporelle et thématique.


L’utilité en entreprise est multiple :

  • – comme instrument d’historisation (tourné vers le passé) : à grande échelle on retrouve les lignes de temps dans les livres institutionnels de sociétés fêtant leurs 10 ans, 50 ans, 100 ans, etc, mais il est aussi possible de les utiliser à petite échelle pour des projets (par exemple pour tracer la réalisation d’un projet, pour remonter l’histoire d’un contentieux et suivre la piste des différents documents échangés, etc).
  • – comme instrument de planification (tourné vers le futur) : projets pour lesquels le temps joue un rôle majeur car des délais sont imposés (préparation pour une conférence, une exposition, …), à condition que la linéarité des événements reste simple, sinon il faut préférer un outil de planification de projet pour l’analyse. L’outil peut ainsi être parfait pour définir des roadmaps, contenant de plus tous les liens techniques nécessaires.

Conclusion

Malgré l’utilité évidente des lignes de temps il n’existe cependant pas d’outil universel et simple pour la gestion d’entreprise.
  • En effet, la variété des projets et éléments gérés est très vaste et l’outil doit s’adapter à l’entreprise et à ses habitudes. !
  • Il existe de nombreux logiciels sur le net gratuits ou payants, mais leur intégration dans une base quotidienne est rarement élémentaire (cf par exemple ici). Le ratio valeur ajoutée/coût d’usage est à maîtriser exemple

Systèmes de notations

Roadmap de l'écriture


Un système de notations est un ensemble de symboles graphiques, disposant de règles d’assemblage et de cohérence, et en relation avec un univers de connaissance et de pratiques.
Il existe une immense variété de systèmes de notations, chacun adapté à son univers propre.


Exemples de systèmes de notations

La notation mathématique :
  • Le premier format des mathématiciens était un codage littéraire :

    autrefois
    « trouver un nombre tel que le carré multiplié par un second nombre auquel on additionne le produit de ce premier nombre par un troisième nombre et d’une constante vaut zéro. »
    vs
    aujourd'hui :
    « a x² + bx + c = 0 »


    « trouver un nombre tel que le carré multiplié par un second nombre auquel on additionne le produit de ce premier nombre par un troisième nombre et d’une constante vaut zéro. »
    vs
    aujourd'hui :
    « a x² + bx + c = 0 »
  • La notation mathématique a été progressivement développée par les grands mathématiciens Euler, Leibniz, Newton, Lagrange, etc

    « a x² + bx + c = 0 »
    est facilement identifiable à :
    « A + B y + C y² = 0 »
  • La reconnaissance de similarité est beaucoup plus complexe voire impossible entre 2 phrases au format "littéraire".
  • Les notations mathématiques sont en évolution continue pour traduire les nouveaux concepts.
    Exemples de notations pour la musique
Les notations musicales, avec leurs portées, sont une autre forme de codage de la connaissance.
  • Chaque note décrit précisément ce qu'il faut jouer, quand, avec quel instrument ou partie de l'instrument, et combien de temps.
  • On retrouve la notion d’emphase avec la notation du volume musical (nuance) : du pianissimo au fortissimo (en visuel : mettre en gras ou italique ou grandes lettres, etc.)
  • La notation musicale apporte plusieurs concepts à l’écriture traditionnelle : la notion de parallélisme : il faut pouvoir jouer plusieurs notes en même temps. la gestion du temps : indications de tempo, durée des notes, durées des silences, etc
Pour la danse, on peut citer par exemple (parmi des dizaines d’autres systèmes), la notation Benesh, qui code les positions des diverses parties du corps et dont le principe est présenté ci-dessous :


et

Il y a ainsi des milliers de systèmes de notations pour la communication chacun adapté à un univers :
  • naval : drapeaux des bateaux, éclairages des phares, etc.
  • échecs :
  • ingéniérie des systèmes : diagrammes d’automatique
  • physique :
  • etc.

Les qualité d’un système de notation :

Compte tenu des exemples ci-dessus, il est facile de comprendre les qualités d’un système de notation :
  • Il doit être compact :
    • pour minimiser les processus de codage et décodage
    • pour pouvoir minimiser les charges cognitives d’usage.
  • Il doit être simple à apprendre, pour pouvoir être transmis et utilisé.
  • Il doit être efficace au sens que les objets présentés doivent être en relation simple avec les objets à communiquer.

Evolution des systèmes de notations

Les systèmes de notation évoluent selon un principe darwiniste vers la concision et l’efficacité :
  • par exemple l’élégante écriture gothique a été progressivement remplacée par une écriture cursive bien plus simple et plus rapide à écrire.

KM2 : un nouveau système de notations pour la connaissance

L’écriture traditionnelle linéaire a été inventée par les Babyloniens pour transcrire des discours. Elle est intrinsèquement linéaire à cause du temps utilisé par la parole : le texte est en bijection simple avec le temps de parole.
Au théatre, on utilise les didascalies pour indiquer le jeu des acteurs.
Exemples :
  • (Jean, hésitant, regarde le public puis s’avance lentement.)
  • MARIE : (avec une voix tremblante, presque à moitié en sanglot, parlant lentement, comme si chaque mot devait peser) Je… je ne sais plus quoi dire.
Mais :
  • Elle ne permet pas la transcription de toutes les nuances de la parole (tempo, force, accents, ...).
  • L'écriture littéraire n’est pas un mode universel ni pratique pour exprimer des connaissances en général : les idées et objets à transmettre ne sont pas nécessairement connectés linéairement.
  • Fondamentalement le discours linéaire N’EST PAS le bon système de représentation de la connaissance, ainsi que nous venons d’en montrer la variété ci-dessus.

KM2 propose un nouveau système de notations :
  • Les schémas cognitifs (ou notations SGH), sont beaucoup mieux adaptés à la représentation des connaissances et des processus.
  • Ce changement de notation est accompagné des outils qui permettent de manipuler ces schémas cognitifs avec efficacité et en grand nombre, à l’échelle individuelle ou d’équipes : les outils KM2. Par leur nature même de schémas algébriques, ils permettent d'automatiser le calcul : on peut créer des opérateurs de combinaison, filtrage, etc.

Révolution de la Connaissance



Après la révolution de la machine mécanique commencée au 18° siècle, les entreprises sont rentrées en fin du 20° siècle dans celle de la révolution de l’information. Des masses toujours plus grandes de données sont collectées sur notre économie et le monde en général, compilées et traitées par les ordinateurs pour être ensuite absorbées par les travailleurs de l’information.
Maintenant commence la révolution de la connaissance.
Dans la chapelle Sixtine décorée par Michel-Ange, Dieu dans son nuage en forme de cerveau, apporte la connaissance à Adam.

Distinguer données, information, savoirs et connaissance

Pour clarifier le discours et ce qui suit, tout en évitant de s’enfoncer dans des débats philosophiques éternels sur la nature des choses, nous posons les définitions suivantes :
  • Donnée : toute séquence de chiffres ou lettres ou graphique, exprimable avec une série de symboles.
    • Exemple : « 123 » , « Jean Dupont », « rouge », « α²>β-γ »
    • On peut considérer des ensembles de données (ex : ensemble des prénoms, …)
  • Sens : relation entre une donnée et un objet du monde réel ou du monde des idées humaines. On parlera alors de l’interprétation d’une donnée. Exemples :
    • « rouge » est la couleur d’une fraise, ou bien « rouge » désigne la qualité (mauvaise) des comptes d’une entreprise.
    • « mou » désigne la dureté d’un objet, ou le caractère d’une personne.
    • « dsklqdsfjdq_RTYAzklfbdjb » n’a pas de sens.
    • etc.
  • Information :
    une séquence de données dont l’interprétation par un humain a un sens : exemples : [‘chien’, « Médor’, ‘méchant’], [« voiture », « couleur », « rouge »] Les informations peuvent être assemblées pour produire de nouvelles informations. Le traitement des données et des informations est mécanisable (par ordinateur).
  • Fait :
    un fait est un événement dans le monde réel, et auquel on peut faire référence avec au moins une information. Exemples : « fin de la seconde guerre mondiale en 1945 » :: [ ‘seconde guerre mondiale’, ‘fin’, ‘1945’]. « la durée de la rotation de la Terre autour du Soleil est de 365 jours »
  • Axiomes : ces éléments sont dans le pur monde des idées et sont des vérités admises a priori, dans un contexte.
  • Inférences et règles d’inférence : Les règles d’inférence permettent de générer des inférences à partir de d’informations, d’axiomes ou d’inférences. Alors que la géométrie planaire se déduit des 5 axiomes d’Euclide, les géométries non linéaires se déduisent des 4 premiers axiomes.
  • Savoirs : un savoir est un collection de faits, d’axiomes et d’inférences. Les savoirs bénéficient d’une formalisation codée, et peuvent être collectés et traités par ordinateur.
  • Connaissance : désigne le sous-ensemble des savoirs accessible à une personne ou un groupe de personnes à un instant donné. La connaissance est dans le cerveau des individus. La transmission et l’appropriation de la connaissance est le défi de la formation.

Les ordinateurs sont des machines construites pour traiter des données. Le codage de savoirs permet le traitement approprié par des algorithmes d’informations, pour produire des informations et inférences nouvelles à partir des informations existantes. De façon générale (selon le théorème de Gödel), un algorithme ne permet pas de mécaniser le traitement des règles d’inférence propre à cet algorithme.
Le cerveau ne fonctionne pas comme un ordinateur. Sa capacité de traitement d’informations codées est très limitée.
La connexion au réel et la capacité d’interprétation sont des capacités intrinsèquement humaines pour le (un long…) moment.

Une façon simple de comprendre la différence entre savoirs et connaissances est de considérer un cours de mécanique quantique :
  • On peut facilement savoir où est le livre de cours, on peut disposer du livre dans sa bibliothèque, on peut avoir feuilleté le livre pour en regarder quelques pages : il s’agit de savoirs.
  • Connaitre le contenu du cours, savoir en expliquer des points d’une autre façon que la présentation qui a été faite, résoudre des problèmes grâce à son contenu représente de la connaissance.

La connaissance : clé de la performance

Une entreprise ne consiste pas en un simple échange de produits/services contre de l’argent. L’entreprise échange avec ses clients un important flux d’informations (notices, mode d’emplois, contrats, paramétrages divers, etc), tout en générant en interne de nombreuses informations liées au fonctionnement de ses organisations. L’entreprise émet aussi vers son environnement des documents divers (publicité, communication institutionnelle, etc), et absorbe aussi de nombreuses données (taux d’intérêt, taux de TVA, etc…).
Les entreprises efficaces ont mis en place des processus de traitement des données optimisant leur activités. Cependant figer ces processus dans un monde en évolution permanente (législation, concurrence, règlementation, fiscalité, matières premières, etc) conduit à une inadaptation progressive et certaine.
Les processus mis en place doivent donc être évalués et adaptés continûment, ce qui est précisément le rôle de l’humain, puisque nous l’avons vu plus tôt, les processus ne peuvent pas s’auto-modifier (sauf en paramétrage marginal). L’adaptation des processus requiert l’acquisition de nouvelles connaissances et la génération de nouvelles règles d’inférence.

Le paradoxe et l’incompatibilité de l’accélération de la connaissance

Les savoirs et informations sont stockés dans les livres et ordinateurs, mais la connaissance est propre à l’individu, à sa compréhension du monde, en fonction des savoirs qui lui ont été transmis. On est ainsi face à un paradoxe et une incompatibilité physique : on voudrait accélérer la gestion des connaissances qui sont dans le cerveau des individus, alors que l’outil performant, l’ordinateur, travaille dans un autre univers lié aux données et à leur transformation.
Il n’y a qu’une seule solution pour accélérer le traitement des connaissances : trouver des bijections efficaces entre connaissances et informations, entre raisonnements et règles d’inférence pour pouvoir d’abord transformer les connaissances en savoirs, calculer grâce aux ordinateurs sur ces savoirs, et retransformer dans l’autre sens ces savoirs en connaissances.
Une difficulté majeure surgit : l’ensemble des connaissances humaines est très vaste et très variée !

La notation, clé de la construction et transmission de la connaissance

Face à cette variété de connaissances, le premier point à étudier est comment les humains s’y prennent pour communiquer des connaissances entre eux. La communication humaine est un sujet immense qu’il faut restreindre de deux façons.

Tout d’abord en se restreignant à la communication de connaissances. Comme il s’agit de communiquer ultimement avec un ordinateur, il faut trouver une situation de communication atemporelle et aspatiale : les 2 individus ne peuvent communiquer que de façon monodirectionnelle, et par le biais de symboles.
Le mot clé est donc « système de notation » : ensemble de symboles et conventions permettant de reproduire, dans une bijection plus ou moins fidèle, les représentations internes du cerveau. Au cours du temps l’homme a développé des systèmes de notation efficaces pour chaque type de connaissance et de problème. Les notations concernent aussi bien les histoires (livres), que les schémas en physique, les équations en mathématiques, la musique (les notes sur les portées), la notation Benesh en danse, etc.
Les systèmes de notation de la connaissance sont ainsi fondamentaux pour capter, conserver et transmettre la connaissance : les savoirs sont notés dans des formats hétérogènes qui sont liés à la spécificité de l’information qui y est contenue ou à l’historique de sa création.

CONCLUSION

Après des études très fines sur les systèmes d’écriture, et les mécanismes de transferts des connaissances, nous sommes arrivés à la conclusion que les représentations non linéaires (dessins et graphes) sont beaucoup plus efficaces que le mode « discours » des livres pour stocker des savoirs, mais ils sont surtout beaucoup plus modernes.
Les notations SGH proposent un système de représentation non linéaire et semi-graphique des connaissances. La méthode KM2 associée démontre que cette approche est non seulement efficace, mais permet aussi des grands gains d’énergie et de temps dans des activités de gestion des connaissances pour les étudiants, les chercheurs et de façon plus générale pour tous les professionnels dans leurs multiples activités quotidiennes de traitement et gestion de connaissances.

Cartographier les Disciplines Rares

Les disciplines rares sont des disciplines émergentes, ou dont le marché est tellement restreint qu’il n’y a plus que quelques spécialistes.
à l'origine, une pure question universitaire... mais qui a des ramifications fortes vers les entreprises. Par les phénomènes de vote majoritaire et de reconduction des postes 1 pour 1 dans le système universitaire, les disciplines rares anciennes disparaissent petit à petit, alors que les nouvelles n’émergent pas. L’immobilisme mène inéluctablement à l’étiolement et l’étouffement. La réflexion et l’étude sur le sujet dans le milieu universitaire viennent de faire l’objet d’un rapport dense et clair (cf Disciplines rares dans les universités: remise du rapport à Najat Vallaud-Belkacem.). Celui-ci préconise notamment la création d’un observatoire pour la cartographie de ces disciplines rares. sources : Le ministère Le rapport

Les disciplines rares dans les entreprises
Les entreprises doivent aussi mener leur étude interne de ces disciplines rares mais critiques, pour lesquelles peu d’experts existent, mais dont l’existence est fondamentale pour leur performance présente et future. Le langage COBOL a survécu, non pas parce qu'il était spécifiquement intéressant, mais parce qu'il représente un grande capital d'investissement. Les entreprises s'arrachent les derniers programmeurs COBOL à prix d'or.

Cartographie des Controverses

Démêler grâce à un schéma un sujet embrouillé par des questions complexes et imbriquées d’expertises techniques, juridiques, morales, économiques et sociales, politiques, tel est l’objet de la cartographie des controverses.
Initialisées par Bruno Latour ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Bruno_Latour ) ces présentations visuelles de sujets complexes permettent une compréhension beaucoup plus simple des acteurs, enjeux, éléments, etc. Issues d’une réflexion profonde sur la pensée, et les modes d’apprentissage de la pensée critique et scientifique, cette technique d’analyse et de présentation est aujourd’hui largement enseignée dans le monde, et entre autres à Sciences Po en France. Exemple : le projet de la Tour Triangle a mobilisé des acteurs parisiens très variés, et cristallisé des positions antagonistes autour de la notion de développement urbain. Un schéma de cartographie permet de représenter en une fois les acteurs, leurs motivations et valeurs, leurs liens et proximités.
De nombreuses histoires, détails et commentaires se rajoutent à cette carte, mais la structuration présentée est incontournable, et peut aussi servir d’outil de dialogue. Par exemple ici, l’opposition des riverains s’exprime principalement sur les risques de perte de qualité de vie, face aux bénéfices attendus par la majorité des politiques sur l’emploi et la dynamique économique. Les deux projets sont-ils conciliables ?

Beaucoup de projets peuvent bénéficier de ces visualisations, que ce soit sur des grands sujets (nucléaire, développement durable, …) comme sur des projets locaux ( barrage de Sivens, ferme des 1000 vaches, …).
Il reste cependant à trouver la bonne formule pour la carte : le schéma suivant, proposé pour analyser le retrait US d’Afghanistan, montre la complexité, mais n’apporte pas d’aide réelle pour identifier des scenarii !

2. Sujets de blog

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Sujet Contenu Notes
Dyslexie en Corée Pourquoi il n'y a presque pas de dyslexie en Corée sept 2017
Systèmes de notations Un système de notations est un ensemble de symboles graphiques, disposant de règles d’assemblage et de cohérence, et en relation avec un univers de connaissance et de pratiques.
Il existe une immense variété de systèmes de notations, chacun adapté à son univers propre.
aout 2017
Ecriture Linéaire ou Non-Linéaire ? Le codage linéaire de l'écriture ne permet facilement pas la pensée complexe. Cette technologie, qui a plus de 5000 ans d’âge a été à peine améliorée par l’ordinateur. aout 2017
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